Entre pompe à chaleur et chauffage à pellets, les avis sont diversifiés étant donné que les deux systèmes de chauffage offrent de nombreux avantages en termes de performance, d’économie, de confort et d’écologie. La chaudière à granulés de bois ou pellets utilise brûlent les granulés de bois pour produire du chauffage et/ou de l’eau chaude sanitaire. De son côté, la pompe à chaleur capture les calories contenues dans l’environnement afin de les restituer à l’intérieur. Ces principes de fonctionnement constituent des critères pour comparer les deux systèmes de chauffage, mais il faut également prendre en compte d’autres critères comme le rendement, l’empreinte écologique et les dépenses énergétiques.

Comment comparer pompe à chaleur et chauffage à pellets ?

La pompe à chaleur et le chauffage à pellets sont deux systèmes de chaude dont le principe de fonctionnement est totalement différent. Pour comparer les deux systèmes, il est important de connaitre les avantages et inconvénients de chacun ainsi que les dépenses de chauffage à l’usage.

  • La pompe à chaleur

La pompe à chaleur est un système qui présente de nombreux atouts intéressants en termes d’économie d’énergie, de confort thermique et de facilité à l’usage. En effet, ce système se distingue par une faible consommation d’énergie avec une facture de chauffage divisée par 3 à 4. Comme la pompe à chaleur fonctionne de façon autonome, elle offre un excellent confort d’utilisation : chauffage rapide, température stable dans toutes les pièces. La PAC ne rejette pas de gaz polluant, ce qui est positif sur le plan écologique par rapport à au chauffage fonctionnant au bois, au gaz ou au fioul, d’autant plus que son installation ne nécessite pas de stockage du combustible. Un seul appareil permet de produire le chauffage et l’eau chaude sanitaire. Une pompe à chaleur réversible permet même de rafraîchir les pièces en période estivale.

Mais malgré ces atouts considérables, la pompe à chaleur présente quelques inconvénients qui nécessitent la prise de certaines mesures pour profiter pleinement du confort.

Le principal inconvénient de la pac est son niveau de performance qui varie considérablement en fonction de la température extérieure. La PAC aérothermique est plus favorable à cette variation de température que la PAC géothermique. Le rendement de la pompe à chaleur tend à baisser à mesure que la température extérieure diminue. L’utilisation d’un chauffage d’appoint est donc indispensable pour pallier cette baisse de rendement surtout dans les régions où la température est extrêmement basse en hiver. La pompe à chaleur présente aussi un autre point négatif : le niveau sonore de l’unité extérieure. Malgré les efforts des constructeurs pour réduire le bruit des pompes à chaleur, il faut croire que les pompes à chaleur sont de plus en plus silencieuses, certains modèles restent encore plus bruyants que d’autres. Il est toutefois possible de réduire cette nuisance sonore sans changer le nombre de décibels émis par l’unité extérieure en l’éloignant le plus possible de l’habitation.

  • La chaudière à pellets

Le chauffage à pellets ou chaudière à granulés de bois utilise des granulés de bois pour produire de la chaleur qui sera ensuite transmise au circuit de chauffage et à l’eau chaude sanitaire. Ce système de chauffage fonctionne donc comme une chaudière classique, mais il offre certains avantages en termes d’économie, d’écologie et de performance. Le chauffage à pellets est une solution très économique et se présente comme une alternative intéressante au chauffage au fioul ou aux bûches. Ce système est écologique comme elle utilise des granulés de bois pour produire de la chaleur. Ce produit transformé, appelé aussi « pellets », est obtenu par la récupération de copeaux ou de sciures de bois. Il a donc un très faible impact environnemental par rapport au chauffage au fioul par exemple. Côté performance, le chauffage à pellets offre des rendements énergétiques supérieurs à 90 %. Pour augmenter davantage sa performance, un chauffage à pellets est souvent couplé à des appareils de régulation comme le programmateur, les robinets thermostatiques ou encore la domotique intelligente. A noter que la plupart des chaudières sont équipées de thermostat pour garantir une meilleure maîtrise des consommations énergétiques.

La chaudière à granulés présente néanmoins des inconvénients comme la nécessité d’un stockage pour les granulés de bois ou encore le prix. Pour une chaudière à rechargement manuel, l’emplacement du réservoir à l’intérieur de la chaudière rend la chaudière très encombrante. Pour une chaudière automatisée, la pose d’un silo de volume suffisant est nécessaire pour assurer le stockage de la quantité de granulés nécessaire pour une année de chauffage. L’installation du silo et du système d’acheminement des granulés jusqu’au foyer de la chaudière nécessite de prévoir un espace suffisamment grand. La chaudière à granulés constitue un investissement conséquent avec un coût, main-d’œuvre comprise, pouvant aller jusqu’à 20 000 €.

  • Les dépenses à l’usage

La pompe à chaleur utilise l’énergie électrique tandis que le chauffage à pellets utilise des granulés de bois. Du point de vue technique, l’électricité est plus coûteuse que le bois, mais la pompe à chaleur compense cette dépense par sa performance énergétique : 3 kWh de chauffage produit en moyenne pour 1 kWh d’électricité consommée. De son côté, le chauffage à pellets consomme plus d’énergie qu’il n’en produit : 0,8 kWh de chauffage produit au maximum pour 1 kWh de pellets consommés. A noter que l’une comme l’autre nécessite un entretien périodique pour garantir une longue durée de vie et un fonctionnement de manière optimale.

Deux énergies renouvelables, mais pas forcément renouvelées !

La pompe à chaleur est plus intéressante pour sa faible empreinte écologique comme elle utilise la chaleur contenue dans l’environnement extérieur pour produire de la chaleur. Le chauffage à pellets l’est moins, car le système utilise des pellets à bas de bois dont le renouvellement n’est pas toujours garanti par les exploitants forestiers. Le chauffage à pellets utilise donc une énergie renouvelable même si elle n’est pas forcement renouvelée. Mais comme ces deux systèmes de chauffage utilisent techniquement de l’énergie renouvelable, leur utilisation donne droit à des aides et subventions écologiques comme le Crédit d’Impôt Transition Energétique (CITE), la Prime Energie, la TVA au taux réduit de 5,5 %, l’éco-prêt à taux zéro et les aides de l’Anah. Ces aides financières permettent d’amortir le coût assez important de la pompe à chaleur et du chauffage à pellets à l’installation.

Visez la performance avec une PAC !

Les deux systèmes se présentent comme des alternatives intéressantes au chauffage traditionnel, mais il se trouve que la pompe à chaleur est la meilleure solution pour la performance pac relativement élevée. En effet, le rendement d’une PAC est indiqué par son Coefficient de Performance (COP). Cet indicateur de référence permet de comparer les différents modèles de pompes à chaleur. Les modèles de pompes à chaleur affichent en moyenne un COP de 3,5 : 3,5 kW de chauffage pour 1 kW d’électricité consommé. Les pompes à chaleur sont aussi disponibles dans une large fourchette de puissance calorifique. Plus la puissance est élevée, plus la pompe à chaleur consomme de l’énergie. Le dimensionnement de la PAC est ainsi nécessaire pour que sa puissance puisse correspondre réellement au besoin énergétique d’une habitation.